Que nos vies aient l’air d’un film parfait

In Yaris Cross
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Et voila, le monde est mal fait !

Le printemps est en avance, et nous allons devoir lui faire faux bond, pour des raisons tout à fait indépendantes de notre volonté, mais qui ont peut-être bien quelque chose à voir avec nos modes de vie. On aime tout ce qui circule, tout ce qui va vite, tout ce qui nous arrive pour pas trop cher, fabriqué ailleurs, consommé ici alors que nous même ne produisons plus grand chose, nous fantasmant rentiers alors qu’on gagne de moins en moins, à ce jeu de dupes ; et quand il s’agit de se débrouiller comme des grands, on se découvre plus tellement bons à grand chose, incapables de produire correctement ce dont on a besoin, bien obligés de demander à d’autres de le faire pour nous. Tout ça parce qu’on a décidé de combattre tout forme de stock, et donc de prévoyance, pour s’en remettre au flux, à l’écoulement permanent. Qu’il s’agisse des marchandises, ou des êtres humains, y compris quand ceux-ci occupent des places en salle de réa.

Eh toi, dis moi que tu m’aimes

Bon bref. Vu que les plans comm’ et les planifications industrielles sont prévus des mois à l’avance, vu que dans le secteur automobile cette prévoyance se calcule des années avant le lancement, on va voir apparaître ces prochains temps des propositions commerciales en très léger décalage avec l’ambiance dans laquelle nous nous trouvons. Et si nous nous remettons à vivre « après » comme nous vivions « avant », il est probable qu’on le fasse en éprouvant constamment une très forte impression de jetlag.

C’est dans ce genre de timeshift que cette semaine Opel teasait son prochain Mokka, et qu’hier Toyota levait le voile sur sa Yaris Cross. Deux petits SUV, censés comme le Ford Puma désormais, armer pour l’été notre soif d’activité outdoor et notre désir de partir entre potes prendre l’air. Voitures des vacances pour couples sans enfants ou trios de potes synchronisant leurs congés pour aller respirer un peu, ces petits cubes surélevés sont dessinés de façon à susciter l’envie de rouler là où ce n’est pas trop trop prévu de le faire, ce qu’on ne fera d’ailleurs pas, rassurons-nous, parce qu’ils n’ont en réalité absolument rien de robuste, ni dans leur structure, ni dans leurs organes mécaniques potentiellement exposés hors des routes goudronnées, et leur carrosserie soignée supporterait mal les rayures et les impacts divers avec la rocaille et les souches bordant les chemins creux. Mais peu importe en fait : le design, c’est souvent ce qui fait passer les objets pour ce qu’ils ne sont pas – on ne refuse pas l’idée qu’il puisse y avoir un design honnête, mais de fait, la plupart du temps, c’est une activité consistant à tromper le regard . Et pour être franc, ceux qui se plaignent de l’omniprésence des SUV préfèrent souvent des types de voitures dont le design évoque des performances qui sont tout aussi fantasmées, que ce soit à cause des règles de vie en commun qui réclament qu’on se calme un peu avec le pied droit, ou plus souvent à cause de la mécanique même de ces faux bolides, qui n’a rien à voir avec leur allure et ne leur permet absolument pas de confirmer chronomètre en main ce que leurs fausses entrées d’air béantes, leurs lignes fuselées ou leurs jantes immenses sont censées évoquer.

Même si c’est un mensonge

Donc oui, la Yaris Cross fait partie de ces objets qui permettent de se la raconter un peu. Comme ne vivre qu’en survêtement alors qu’on ne fait pas de sport, porter le costard cravate alors qu’on bosse dans un call-center, augmenter sa masse musculaire en soulevant de la fonte, et être incapable de se battre, avoir un téléphone haut de gamme pour n’envoyer que des textos, y installer plusieurs applications de gestion de projet tout en demeurant absolument bordélique et absorber tout son temps dans le paramétrage de ces applis, ou s’abonner à une salle de sports à laquelle on n’ira pas. Le SUV envoie un signal, et il l’envoie d’autant plus que le message appartient à la délicieuse catégorie du bon gros mensonge. La Yaris Cross s’inscrit dans cette trajectoire commerciale tout simplement parce que c’est ainsi que nous vivons : en mode playmobil. On s’achète une bagnole, on grimpe dedans, on règle le siège et le rétro. On passe la première, on sort de la concession. Et en avant les histoires !

Mais il y a peut-être un seuil au-delà duquel la distance se fait un peu trop grande entre le récit et le réel. Ainsi, l’appel des grands espaces pourrait bien être contrarié, en 2020, par un confinement prolongé ou par une consommation prématurée des jours de congés. Pour peu que le MEDEF en profite pour rogner deux trois acquis sociaux qui le démangent depuis un moment, on pourrait ne plus avoir vraiment l’occasion d’aller faire un tour. Et on sent bien qu’en ville, tout ce qui évoque la possibilité de se garer en empiétant sur les espaces non prévus pour les bagnoles, et tout particulièrement les trottoirs, sera de plus en plus perçu comme un signal excessivement individualiste, et ringard.

La vie est si triste

Faut-il alors jeter la Yaris Cross avec l’eau du bouillon de culture pub’ qui l’a vue naître ? Peut-être pas. D’abord parce que les marques font ce qu’elles peuvent avec le marché tel qu’il est. Et si Toyota a fait partie de ceux qui ont popularisé les capacités off-road en proposant dès 1994 un Rav4 qui conjuguait de réelles prétentions à la sortie du goudron avec une allure joviale exaltant une certaine façon de ne pas agresser les espaces auxquels il permettait d’accéder, entre temps ce qui n’était qu’un créneau commercial s’est transformé en tendance profonde, et toute marque soucieuse de vendre – en somme, toute marque – s’est vue obligée de proposer quelque chose dans ce domaine, sous une forme ou sous une autre. Et c’est ainsi qu’on a vu fleurir les 2008, Captur, Juke et autres petits formats grimpés un peu haut sur leurs roues. Que Toyota se plie aux exigences du marché, ça semble peu critiquable.

Mais il y a une autre raison pour laquelle on aurait peut-être tort de passer à côté de cette nouvelle petite terreur des boulevards : elle semble être l’occasion pour Toyota de renouer avec un design un peu moins déconcertant. Peut-être même pourrait-on être séduit par cette Yaris Cross. Les proportions sont plutôt bien maîtrisées, au sens où les contraintes liées à la silhouette haute sur roues sont globalement bien masquées par des astuces de style qui forment un ensemble cohérent. En particulier, l’altitude à laquelle culmine le capot est plutôt bien effacée par une face avant inclinée à l’envers, ou à l’ancienne, les phares surplombant nettement une façade s’effaçant progressivement vers les roues. L’ensemble est dessiné de façon classique, presque sobre, au point de ne pas évoquer une parenté très claire avec la gamme Toyota, ce qu’on ne regrette pas particulièrement. Les designers pour une fois n’ont déliré ni avec les optiques, ni avec les volumes. Pas de multiplication des intersections entre surfaces et lignes. Tout est à sa place, et la volonté de ne pas distribuer les optiques sur plusieurs étages permet à cette Yaris des champs d’avoir un regard, et une certaine allure.

Tous les jours sont les mêmes

Sur cette face avant, la discrétion des reliefs fait preuve d’une habileté dans le dessin qu’on retrouve sur l’ensemble de la voiture : aucune surface n’est vraiment simple, mais la complexité des modelés ne se transforme jamais en tour de force, à la différence du 2008 qui se présente presque comme un manifeste esthétique. Et c’est sans doute là que cette Yaris demeure japonaise : elle est une voiture avant d’être une sculpture. La Peugeot passe un peu pour un intellectuelle à côté, elle qui semble avoir été tout d’abord une idée formelle dont on aurait tiré une automobile. Pour autant, la Yaris est dessinée elle aussi, parce qu’il faut bien faire digérer la masse imposante de l’ensemble, et qu’il faut bien aussi que cet objet ait une forme ! Quatre éléments sautent aux yeux, qui structurent l’ensemble.

Le traitement des ailes est sans doute ce qui permet d’identifier l’engin aux modèles tout terrain de la marque, et c’est peut-être ce trait commun qui fait que sous certains angles on voit cette Cross plus grande que ce qu’elle est. La ligne de care qui remonte le long des flancs pour grimper plus nettement vers le pavillon pour se fondre dans le dessin de la porte offre du caractère à l’ensemble, et participe aux effets plus spectaculaires que met en oeuvre l’arrière de la voiture. Le montant C, en particulier, est traité de façon efficace, modelant un léger relief qui donne l’impression d’une feuille de métal venant recouvrir la custode et descendre de façon souple vers l’aile. Il y a quelque chose là qui rappelle un peu le traitement de l’arrière de la première Renault Megane, mais ici le contraste avec le hayon et les optiques arrière noires permet d’optimiser cet effet et de donner une vraie substance à cette descente de custode, le relief venant mourir sur le pavillon, achevant de structurer discrètement le profil.

Sur le coup, la réminiscence de Mégane m’a laissé un peu sceptique, puis je me suis rappelé que nous sommes ici dans la sphère des voitures populaires. Personne ne déplore qu’en entendant ces jours-ci Calogero sortant une nouvelle chanson à thème, celle-ci fasse penser à un morceau d’Obispo ou de Pagny. C’est la même chose ici, et si la Yaris Cross fait un peu semblant d’être une crapahuteuse, comme Obispo se donne des petits airs de rocker, il est finalement plaisant qu’elle ne fasse pas semblant d’appartenir à un simili univers premium ou luxueux. Elle sait, au moins socialement, ce qu’elle est et à qui elle s’adresse.

J’ai besoin de romance

Enfin, les feux arrière sont l’élément liant de façon spectaculaire ce SUV avec la citadine dont elle est issue. Volumineux, étrangement opaques pour des blocs censés émettre de la lumière, ils ont l’étrange caractéristique de structurer davantage les flancs que la face arrière, puisque, éteints, ils sont noyés dans l’ensemble noir formé avec la lunette arrière, ils se fondent dans cet ensemble massif qui apporte une espèce de force obscure au postérieur de ce petit SUV. Allumés en revanche, bien qu’ils reprennent le motif ultra rabâché dernièrement du bandeau lumineux qui court sur la largeur de la voiture, il faut reconnaître qu’ici, le principe fonctionne, sans doute parce que le filament de lumière est correctement proportionné, que le dosage de son éclairage est réglé au lumen près, du moins sur les photos officielles, mais s’il y a une seule chose qu’on peut retenir du dessin particulier de la Prius actuelle, c’est le trait de lumière rouge qui constitue sa signature arrière. Il est simplement parfait, dans ses pleins, ses déliés et même sa ponctuation. On peut imaginer qu’ici, Toyota mette en oeuvre de nouveau son savoir faire de calligraphe, quand bien même celui-ci s’exerce ici de façon minimalistement rectiligne. Certes, au premier abord, on peut regretter un dessin de bouclier un peu trop simple, souligné par une zone noire qui ne se donne même pas la peine de ressembler à un diffuseur. Mais il suffit d’imaginer le même ensemble réalisé de façon plus complexe pour se rendre compte que le résultat perdrait en cohérence.

Un peu de beauté plastique, pour effacer nos cernes

L’intérieur ? A vrai dire on a envie d’écrire : R.A.S. La Yaris Cross n’est pas du genre à cacher une quelconque richesse intérieure. Le dessin de son habitacle pourrait être celui de la génération précédente, ou même celle d’avant. Le niveau d’inspiration relève du néant total. Il fallait un intérieur, on en a fait un. Il n’effraiera personne, il n’enthousiasmera aucun client potentiel non plus. Evidemment, quand on voit ce que fait la concurrence à côté, tout particulièrement française, on se dit que celle-ci a une vraie longueur d’avance.

Et ce qui est finalement le plus surprenant dans cet intérieur, c’est que cette Yaris a été conçue pour le marché européen, au point d’y être fabriquée. Les innocents, ils n’ont pas l’air d’être au courant : L’Europe, ça n’existe pas. Mais bref, l’important est que le marketing y croit. Etrangère à sa terre natale, le compte Youtube de Toyota Japon ne mentionne même pas la sortie de ce modèle, s’étant arrêté à la révélation d’un autre SUV, plus massif, le Harrier, qui arbore sur son arrière train une signature lumineuse identique. Et ce que ça indique, c’est que ce vieux continent est confiné sur lui-même depuis bien longtemps, vivant en vase clos selon des valeurs, des conventions et des goûts qui ne sont partagés qu’à l’intérieur de ce cercle, et le monde extérieur nous envoie une poignée de petits produits comme les visiteurs d’un zoo lancent des miettes aux animaux, et ils nous visitent comme on le fait d’un écomusée, ou d’une exposition coloniale inversée. Et elles sont pas si mauvaises que ça, ces cacahuètes qu’on nous lance : ce petit SUV semble effectivement correspondre, bien plus que le reste de la gamme de ce constructeur, à nos goûts, au point qu’on puisse par avance s’inquiéter un peu pour le Mokka d’Opel, dont les photos camouflées diffusées par la marque en guise de hors-d’oeuvre montrent à quel point, et cruellement, la plateforme partagée avec PSA a contraint à gâcher complètement les belles proportions du joli concept GT-X-Experimental, l’affublant d’un porte-à-faux qui lui donne, à l’avance un air de DS3 Crossback, à ceci près qu’on devine qu’il ne bénéficiera pas des mêmes artifices de style pour faire passer la pilule. Il est probable que le Mokka reprenne l’intérieur de la Corsa, tout comme la 2008 partage le sien avec la 208. L’allemande aura alors un petit avantage séduction à l’intérieur, mais il sera intéressant d’observer si la nippo-française tire parti de son physique réussi pour damer le pion de son adversaire.

Manifestement, au Japon on cerne assez bien ce qu’est un consommateur européen. Et ce qui rend possible une telle divination, c’est le fait que de plus en plus nous sommes un objet connaissable, prévisible, attendu. On peut d’autant mieux nous envoyer de la marchandise qui nous convienne. Mais ce n’est là que le Japon. Attendons juste encore un peu que la Chine nous cerne mieux, et s’occupe de notre cas. Nous verrons alors à quel point leur art de nous satisfaire sera, pour ceux qui penseront un peu le phénomène, un légitime objet d’inquiétude.

De plaisir chimique, pour nos cerveaux trop ternes

Mais alors, comment on présente un modèle quand personne n’a le droit de sortir ? On le présente en intérieur, quand bien même ce modèle est censé exprimer l’aptitude au mouvement. Alors on fait un truc vieux comme le monde : on simule son mouvement en studio en faisant bouger les lumières autour de lui. Le truc est un peu gros, il est finalement en phase avec la voiture. Ces SUV sont entièrement construits avec de la fiction. Ils font semblant d’être ce qu’ils sont. Finalement, un spot de présentation qui fait « comme si » est tout à fait en phase avec le produit qui est présenté.

Les périodes de crise sont souvent des grands moments de dévoilement. La nature des choses y apparaît plus clairement qu’en temps normal. Parce qu’on ne compte pas payer correctement ceux qui fabriquent nos marchandise, ce monde est fondé sur le container, qui traverse le monde pour y transporter ce qui définira notre identité, puisque nous avons décidé de nous définir par nos possessions. Qu’un tel monde nous amène au containment est finalement cohérent, logique, conséquent. Dans un tel univers nos bagnoles, qui sont finalement depuis longtemps des photomatons équipés de roues dans lesquels on se montre aux autres en prenant des poses selfyesques pour mieux y dresser un portrait de soi, ne perdent pas grand chose à être enfermées dans la boite à packshots, pour y être filmées dans un mouvement simulé. Dans un monde où tout est simulacre, faire semblant c’est, après tout, faire preuve de sincérité. Et c’est quand le produit ment le plus qu’il est le plus honnête.


6 Comments

  1. il n’est pas mal du tout, même si ses phares sont un peu bizarres. Tu ne mentionnes pas sa proximité avec le Rav4 bien plus qu’avec la Yaris. J’adore ses grosses arches carrées et inclinées, rien que pour ça je pourrais presque le désirer.
    Sur l’ensemble des SUV citadins, il me fait irrésistiblement penser au Puma, surtout en version bicolore avec cette cassure nette. Positionnement, taille, phares particuliers, vitrage latéral amené différemment mais très similaire. C’est une sorte de Puma carré, moins bulbeux. Et également à l’intérieur, un ensemble banal repris de la citadine de la marque. En attendant le Mokka, tous les autres sont très différents. Mais ses arches sur toute la gamme le rendent plus viril et faussement baroudeur. Il risque de plaire….

    • Hey !! Content de te lire ! 🙂

      En effet, il fait penser au Rav4, particulièrement quand il est photographié en contre-plongée, parce que ça met en valeur ses arches de roues, et ça les rend encore plus présentes. Je ne sais pas si en vrai l’effet sera aussi marqué. Et moi aussi il me fait beaucoup penser au Puma. Ils ont l’air d’être dessinés selon un cahier des charges assez proche. Je suis curieux de voir, maintenant, ce que va donner le Mokka. Extérieurement, même s’il va sans doute mettre sur le marché quelques uns des codes stylistiques annoncés par les concepts de la marque ces dernières années, je crains un physique excessivement contraint par la plateforme utilisée. Dans l’article, j’exprime aussi un crainte pour l’intérieur, parce que j’imagine celui-ci trop directement issu de la Corsa. Mais depuis, je lis des bruits de couloirs affirmant que l’intérieur de ce modèle serait spécifique, et inaugurerait en série le principe du « pure-panel » vu sur le concept-car. Du coup, je suis un peu plus impatient d’en voir plus !

  2. On aurait pu se demander si ce Yaris Cross serait une grosse Yaris, un moyen CH-R ou un petit RAV4. Je ne sais pas si c’est pour le vendre aux Etats Unis, mais c’est petit Rav4 qui a été choisi. Bien que le CH-R se vende assez bien là bas, si j’en crois les images de Google Map. En les comparant on voit qu’il a bien le retour à une double calandre qui estompe la triangulation. Et au contraire à l’arrière il y a la même triangulation des lignes sous les feux. Ce côté mini baroudeur était probablement la meilleure idée pour les moments actuels, ça permet de s’évader. Du coup à sa façon différente du Juke il a un aspect gros jouet qui est très attirant. Je ne sais pas si le CH-R en donne assez pour l’argent qu’il demande, avec son style et sa planche originale; là on est à peu près sùr que oui.
    Pour le Mokka j’espère une direction différente de la Corsa, et je l’imagine volontiers, car la fadeur de la Corsa m’énerve prodigieusement, ce rafistolage adroit qui l’éloigne de la 208 au point de lui enlever toute personnalité. Mais je n’en ai pas encore vu. Je suis injuste puisqu’il n’y a pas grand chose à lui reprocher vu son contexte de sortie, et pourtant toutes les Opel actuelles souffrent d’une baisse de qualité design qui cantonnent la marque à des produits bien placés en prix mais sans saveur, jusqu’à une Insignia faussement agressive et plutôt bancale en berline et en break. Le Mokka mettra t’il un coup d’accélérateur? Ca tient quand même à la qualité des designers embauchés ; et s’ils ne sont pas mauvais et très compétents, ce ne sont pas les meilleurs et de loin, peut être au niveau de ceux de Honda ou Mitsubishi, et ce n’est pas un compliment!

  3. tombé dans un trou de ver du confinement grand ou du confinement petit ?

  4. Ni l’un ni l’autre !

    Simplement totalement accaparé par le processus d’éducation à distance et de « continuité pédagogique » ! Du coup j’ai délaissé ce blog pour en alimenter un autre, et assommer mes élèves de nouveaux contenus. Accessoirement, la situation réclamait, aussi, à être pensée. J’aime bien les voitures, je pense toujours que c’est une des formes importantes dans ce temps. Mais il m’a semblé que ces temps ci, il y avait deux trois trucs plus importants 🙂

    Et puis ce que je pense par ailleurs nourrit ce que j’ai à écrire sur les bagnoles ! Du coup, me revoici…

  5. Bon parce que la nouvelle C4 GS approche et ce n’est pas le moment de déserter ! J’ai repensé à la ZX qui me plaisait tant que je pensais l’acheter comme première voiture neuve, voiture qui t’avait laissé assez indifférent. Je crois, en fait pour moi c’est sùr, qu’en 91 c’est la première voiture française à sortir (avec la Clio que j’ai finalement choisie) après ma titularisation de 89. Comme on a quelques années de différence, pour toi ce moment est arrivé plutôt en 95, par là, la ZX n’était plus une nouveauté, même la 306 était déjà sortie, c’est donc pour toi, s’il y avait eu la même démarche, la Xsara ou la 206 qui étaient les vraies nouveaux modèles sortis après ta titularisation. C’est le moment où c’est pas juste l’émotion des nouveautés automobiles, mais celle très forte de la première qu’on va pouvoir se payer….c’est ce parfum là que j’ai en tête mêlé des odeurs du plastique et du tissu chez cet agent de Gauchy 02 ! Et beaucoup plus que la 306 quelques années plus tard, mais même que la Clio contemporaine, j’étais fasciné par sa modernité, surtout sa poupe au vitrage fuyant ET cintré, s’enroulant sur le volet arrière, bien plus sophistiqué à l’époque que la concurrence….Du design en somme! (le break était nettement plus carré et pauvre stylistiquement).
    Voili voilà. Espérons que la new GS ne soit pas que du chiqué!

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