Mask Rider

In Opel, Opel Manta GSe ElektroMOD

Opel Manta GSe ElektroMOD

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On avait vu un premier teaser mi mars. Et l’objet paraissait on ne plus désirable.

Une Opel Manta rétrofitée, c’est à dire telle qu’on l’a connue, mais discrètement mise au goût du jour par la simple adaptation sur sa face avant du Vizor étrenné par le Mokka, qui a pour destinée de devenir l’élément marquant du design Opel dans les années qui viennent.

Et c’est formellement un juste retour des choses : cette face avant est un hommage au faciès de la Manta originelle, avec cette large fente cintrée intégrant de la façon la plus simple possible les optiques. Simplement, le Vizor transforme la béance en une surface, intégralement noire. C’est un masque qui recouvre la face avant, mimant le creux de la prise d’air originelle, et contenant les éléments techniques qui se trouvent désormais sur les faces avant des modèles contemporains. Radars, capteurs, optiques.

Mais ce concept ressuscitant la Manta pousse le Vizor un peu plus loin, et le dote d’aptitudes qu’on ne pouvait jusque là que deviner : il n’est plus un simple masque. Il devient un écran. En fait, c’est une surface d’affichage. A vrai dire, le concept du Mokka disposait déjà de cette aptitude : le logo Opel pouvait laisser place à l’emblème Vauxhall. Mais ici, c’est la calandre dans sa totalité qui devient surface d’affichage, laissant libre cours à l’inventivité des créateurs, et peut-être des utilisateurs aussi. On peut imaginer qu’un jour on téléchargera des car-faces comme aujourd’hui on installe des watch-faces sur sa montre connectée.

C’est cette façon de faire varier la calandre au gré des circonstances et des humeurs de l’équipage formé par la voiture et ses occupants qu’on découvre ces jours ci à travers une nouvelle série d’illustrations dévoilant un peu plus ce modèle conceptuel.

Et à vrai dire, on redécouvre ici la valeur intrinsèque de l’Opel Manta telle qu’on la connue au 20e siècle, car on est au bord de se foutre complètement de ces possibilités offertes par l’écran. On en est même à espérer que ces affichages resteront discrets, et laisseront imaginer une ouverture béante barrant la face avant de ce coupé comme si sous le capot respirait une véritable mécanique alors que dans les faits, ce sont des batteries gorgées de watts qui animent la Manta GSe ElektroMOD. Mais on s’en fout car, sans même envisager de se trouver au volant de cette Manta, si c’était là le prix à payer pour voir le coupé Opel fleurir de nouveau dans les rues, on accepterait ce deal.

Opel Manta GSe ElektroMOD

Mais voila : on est chez Stellantis, et il n’y a aucune raison pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets : la Manta est la déclinaison Opel et rétro de ce que l’E-Legend fut pour Peugeot : une proposition hyper alléchante qui, en passant du rêve à la réalité du marché, se heurterait nécessairement à des obstacles insurmontables, ne serait-ce qu’économiquement. Et une Manta au prix d’un véhicule très exclusif serait un non-sens.

Pour autant, telle qu’on la voit posée dans la rue, dans sa définition hyper contrastée, sous cet éclairage expressionniste qui la met en scène comme une héroïne vénéneuse d’un film noir filmé sur pellicule noire et jaune, on ne peut que la désirer. La raison passe au second plan, très floue dans la profondeur de champ focalisée sur la calandre, objet de toute l’attention. On oublie les contraintes de faisabilité et de rentabilité. On la regarde, parfaite dans sa forme directement extrudée du passé, quasiment brute de décoffrage, simple, naturelle, évidente, et on se dit qu’après tout, on s’en fout du pragmatisme et des contingences du réel.

Quoi qu’il en coûte comme dirait l’autre, on la veut cette General Lee à l’échelle européenne. Ainsi soit-il. Qu’ils la fassent !

Le 19 mai, on pourra la découvrir pour de bon. D’ici là, on peut faire tourner à fond l’usine à fantasmes qui nous sert de cerveau.


Et juste pour mémoire, ces quelques visuels qui mettaient en scène le Mokka et la Manta, dans une belle harmonie de vert. Déjà, le parallèle était tracé entre la trajectoire des seventies et celle des années 20 du siècle suivant. Déjà, le mimétisme entre ces faces avant était mis en scène. La Manta semble devoir être, dans les temps qui viennent, le fil conducteur des nouveautés à venir chez Opel. Si chaque révélation d’un nouveau modèle est une occasion de se remémorer ce modèle touchant, ce sera déjà bien. Et si c’est pour Opel une façon de nous indiquer de quoi sera faite la future Astra, c’est aussi une bonne nouvelle.

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2 Comments

  1. En effet ! Et j’avais bien envie, dès que j’aurai quelques quarts d’heure à consacrer au clavier et à l’écran, j’espère lui consacrer quelques lignes ! Elle me fait penser à plein d’autres voitures de ces années là, que j’ai envie d’évoquer un jour ou l’autre.

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